En 2024, le débat faisait rage : « L’IA va remplacer les développeurs. » Les réseaux sociaux étaient remplis de prédictions annonçant la fin du développement logiciel tel que nous le connaissions. Deux ans plus tard, la réalité est bien plus nuancée… et plutôt ironique. Aujourd’hui, on voit apparaître des offres d’emploi recherchant des experts ChatGPT, Claude ou Claude Code, capables de concevoir des prompts avancés, de structurer des assistants IA, d’automatiser des processus métier et d’intégrer l’intelligence artificielle au cœur des entreprises. Autrement dit, on ne recrute plus seulement des personnes qui savent écrire du code, mais aussi des personnes qui savent « dialoguer » efficacement avec les IA. L’enjeu n’est plus de savoir si l’IA remplacera les développeurs, mais de savoir quels développeurs sauront exploiter l’IA pour démultiplier leur productivité et créer davantage de valeur. Comme autrefois avec Internet, le cloud, Git, Docker ou Kubernetes, une nouvelle compétence est en train de s’ajouter à la boîte à outils des professionnels de l’informatique. Ceux qui considèrent encore ChatGPT ou Claude comme de simples gadgets risquent de prendre le même retard que ceux qui ignoraient le cloud il y a quelques années. Finalement, l’histoire nous montre que les grandes révolutions technologiques ne suppriment pas les métiers ; elles les transforment et créent de nouveaux profils. L’ironie est donc assez savoureuse : en 2024, on annonçait que l’IA remplacerait les développeurs ; en 2026, les entreprises recrutent des développeurs… parce qu’ils savent parfaitement travailler avec l’IA.
